Votre sentiment d’échec vous a-t-il déjà conduit au syndrome d’épuisement professionnel?

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Le syndrome d’épuisement professionnel, appelé burnout en anglais, est un état de fatigue professionnel accentué par un désinvestissement du travail effectué. Il est souvent accompagné d’un sentiment d’échec et une perte de confiance en soi, car le travailleur n’arrive plus à gérer les différentes pressions au travail et à faire face aux exigences de son employeur.

Dans le domaine IT, la pression est quasi permanente lorsqu’il s’agit d’achever les projets dans des délais serrés, de respecter le cahier des charges du client, d’intégrer les nouvelles exigences qui n’avaient pas été définies au départ toujours en respectant les contraintes d’avant-projet.

Et nombreux sont les développeurs qui, sous l’effet de ces différentes pressions, perdent au fil des années le gout pour le travail, car ils n’arrivent plus à s’adapter aux variations et objectifs de l’entreprise dans laquelle ils se trouvent. S’ensuivent alors des échecs et le manque de confiance en soi qui peut finir par le syndrome d’épuisement professionnel.

Un développeur du nom de Karolis Ramanauskas, qui sait trop combien ce phénomène est grandissant dans l’environnement des développeurs, puisqu’il l’a déjà traversé à maintes reprises, a voulu apporter sa contribution en donnant des conseils afin de permettre aux développeurs de ne pas tomber dans cette situation ou pour d’autres de sortir de cet étau.

Pour pouvoir donner des solutions idoines, Ramanauskas s’est d’abord penché sur les causes probables de cet état de fatigue professionnel et a pu dégager 4 facteurs clés à la base de cette situation.

Les causes de l’épuisement professionnel

1. La première est d’ordre physique. En effet, pour le développeur, travailler du matin au soir sur son ordinateur est néfaste pour la santé et conduit à une situation de léthargie qui pourrait avoir comme corolaire de mauvaises habitudes, telles que grignoter pendant la journée, prendre des stimulants ou encore rester éveillé tardivement.

2. La seconde raison énoncée est que la programmation est un métier très stressant qui sollicite beaucoup le cerveau. Cela entraine donc une fatigue mentale.

3. La troisième raison avancée est qu’un développeur peut ressentir un état de burnout lorsque son travail n’est pas gratifiant. Dans ce cas, il lui est recommandé de prendre du recul et de réfléchir sur quelque chose sur lequel il aimerait travailler sans mettre en avant le facteur rémunération.

4. En quatrième position, Ramanauskas cite une source externe expliquant que « le syndrome d’épuisement professionnel est causé par le fait que vous effectuez à plusieurs reprises de grandes quantités de sacrifices ou d’efforts sur les problèmes à haut risque qui échouent. C’est le résultat d’une erreur de prédiction négative dans le noyau accumbens. Vous conditionnez efficacement votre cerveau à associer le travail et l’échec ».

Comme recommandations, le développeur donne deux groupes de solutions. D’une part, celles qui touchent à l’ensemble des travailleurs et d’autre part celles qui sont intimement liées aux développeurs.

Les solutions adressées au grand public

1. Ramanauskas recommande en premier point de bien manger. Cela sous-entend boire de l’eau au lieu de soda, manger régulièrement et intégrer des légumes et hydrates de carbone dans le régime alimentaire.

2. En second point, il recommande de bien dormir. Le développeur recommande d’avoir une quantité et une qualité suffisante de sommeil. Aussi, pour ne pas être absorbé dans son travail et passer les heures de sommeil, Ramanauskas conseille l’installation de l’application Flux qui adapte la couleur de l’écran aux différentes heures de la journée.

3. En troisième point, ne vous surmenez pas. Même s’il est vrai que la durée légale de travail journalier s’élève à 7 heures dans certains pays et 8 heures maximum dans d’autres pays, il est également démontré qu’après 4 heures de travail, la productivité décroit fortement. À long terme, cela devient insoutenable pour le développeur qui doit fournir des efforts de réflexion au quotidien.

4. En quatrième point, utilisez la technique Pomodoro. Elle consiste à déterminer le temps imparti pour effectuer un travail et à faire des pauses régulières après une durée définie. Par exemple, pour 25 minutes de travail, il est recommandé d’avoir 5 minutes de pauses. Cela permet d’évacuer le stress tout en restant concentré sur l’objectif à atteindre et le temps réservé pour le travail.

5. En cinquième point, restez actif. Il n’est nul besoin de se lancer dans un programme de gymnastique que vous ne pourrez pas continuer à long terme. Il suffit juste de changer quelques habitudes. Au lieu d’utiliser l’ascenseur, prenez les escaliers. Au lieu d’utiliser la voiture, utilisez le vélo pour vous rendre au travail, si bien entendu la distance vous le permet. Soyez inventif en intégrant des activités sportives dans votre quotidien.

Les solutions destinées aux développeurs

1. En général, il est recommandé de faire ce que l’on sait faire le mieux. Ce à quoi vous prenez le plus plaisir doit-être la chose avec laquelle vous occupez votre temps. Mais à faire la même chose tous les jours, il est facile de tomber dans la routine et de ne plus y prendre plaisir. C’est pourquoi, si vous développez des logiciels, consacrez 20 % de votre temps à faire tout et n’importe quoi avec d’autres technologies. Cela sous-entend de tester de nouvelles bibliothèques, de créer quelque chose de drôle qui n’a rien à voir avec votre travail, ou encore d’utiliser votre temps pour apprendre quelque chose que vous ne maitrisez pas, tel que la programmation fonctionnelle.

2. La programmation étant un métier qui peut entrainer la solitude, il est conseillé de prendre part à des rencontres, des conférences afin de rencontrer du monde ou encore d’écouter l’expérience d’autres développeurs à travers les podcasts afin de pouvoir surmonter ses propres difficultés.

3. Ne lésinez pas sur vos moyens pour acquérir un bon environnement de travail. Il va falloir mettre la main à la poche pour obtenir un bon PC qui ne rame pas, mais obéit au moindre clic afin de ne pas perdre du temps précieux à attendre gratuitement la fin d’une longue compilation. Si vous travaillez dans un environnement où il y a beaucoup de bruits, achetez un casque de haute qualité afin de vous isoler des bruits extérieurs. Par ailleurs, assurez-vous de disposer d’un fauteuil confortable, d’une table et de moniteurs bien positionnés.

4. Domptez vos outils de travail. Acquérir de bons outils est une chose, mais les maitriser est encore mieux. Si vous avez l’occasion de maitriser les raccourcis de vos outils à savoir votre EDI, votre éditeur de texte, des lignes de commande pour votre système d’exploitation, n’hésitez pas à le faire. En outre, si vous pouvez automatiser les tâches banales ou rébarbatives, faites-le. Cela vous fera avancer bien plus rapidement en cas de pépin et vous permettra d’éloigner le burnout assez loin de vous.

5. Donnez-vous du temps pour d’autres choses que la programmation. Sinon un jour vous vous réveillerez de votre sommeil et certainement vous vous haïrez de n’avoir pas eu de vie autre que la programmation. Prenez donc part à des manifestations culturelles, sportives, à la pêche, à la photographie, etc. En le faisant, vous pouvez même avoir des lumières sur des aspects de votre travail sur lequel vous butez depuis belle lurette simplement parce que vous avez le nez trop plongé dans votre code.

6. Si le travail de développeur que vous avez n’est pas motivant, pensez à changer de carrière en explorant d’autres horizons tels que l’administration systèmes, ou encore l’architecture d’information, etc. Peut-être, vous vous découvrirez une nouvelle passion dans ces différents emplois explorés.

7. Enfin, exécuter les tâches quotidiennes connues comme pouvant vous procurer une sensation de bien-être. Par exemple, achever les activités de tests de code, d’écriture de commentaires, d’amélioration des noms de variables dégagera des endorphines qui aideront à restaurer l’acte de travail. « Ceci est une astuce courte, mais très précieuse, car elle donne à notre cerveau un sentiment plus positif sur le travail que nous effectuons », a conclu Ramanauskas.

Source : Medium.com

Qui a écrit cet article?

Sergeobee

Project Professional Manager, Chief Creative Officer, Marketing Manager, WebDevelopper, WebDesigner, Online and Digital Manager, producteur et animateur radio/TV et fondateur d'obosso. Founder et CEO d'artecaa, qui gère la plateforme de travaux ponctuels rémunérés eboloo.com.
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