Peut-on blâmer la piraterie des logiciels au Cameroun?

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Clavier piratage

Bien évidemment que oui.

En fait, la question a été posée pour susciter des réactions et soulever le débat. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous entraîner dans des vastes études et vous perdre dans des statistiques interminables. Si vous voulez en savoir plus, lisez cet article qui en parle très bien Logiciels informatiques : La Sociladra annonce la répression contre les pirates. Non, je vais juste poser le débat, même si certains chiffres sont assez évocateurs.

  • 82% des logiciels utilisés au Cameroun ne sont pas originaux (2eme après l’Algérie qui est à 83%).
  • les services publics sont les premiers artisans de ce taux
  • en Afrique francophone, la valeur marchande des logiciels piratés atteignait ainsi 27 millions de dollars (plus de 12 milliards FCfa) en 2010
  • le manque à gagner dans le monde en 2007 s’élève à 26 400 milliards Fcfa

Hé ben!

Déjà que la loi camerounaise prévoit des sanctions allant de cinq à dix ans d’emprisonnement, des solutions ont été envisagées pour traiter ces questions. Par exemple, les autorités compétentes envisagent d’envoyer des lettres aux personnes coupables de pirateries pour qu’elles se conforment avec sanctions (Elise Mballa). De même, des campagnes médiatiques sont envisagées pour sensibilisation. Ok, soit.

Analysons donc les raisons qui poussent les uns et les autres à pirater:

  • Le prix élevé des logiciels. Mais Mounom Mbong estime que les gens dépensent bien pour autre chose et à des prix bien plus chers… Elle n’a pas tort à mon avis. De l’autre côté, les prix sont vraiment ouf et si on y rajoute le coût des licences annuelles, le budget est lourd.
  • Les patrons des éditeurs de logiciels se font énormément du beurre et ce n’est pas les maigres pertes en piratage qui vont freiner leur ascension… C’est vrai, mais c’est pas bien de voler, les gars.
  • Parce que c’est une habitude bien camerounaise. Y a qu’à voir la piraterie dans la musique camerounaise. Pour moi, ce fléau sera bien plus difficile à éradiquer car les camerounais sont très obstinés

Bref, si je suis d’avis que la piraterie est mauvaise, je propose aux éditeurs et aux gouvernement camerounais de faire simple: établir des prix de vente très réduits pour notre pays en tant que pays émergent. Samsung le fait pour ses téléphones et ça marche.

Qui a écrit cet article?

Sergeobee

Project Professional Manager, Chief Creative Officer, Marketing Manager, WebDevelopper, WebDesigner, Online and Digital Manager, producteur et animateur radio/TV et fondateur d'obosso. Founder et CEO d'artecaa, qui gère la plateforme de travaux ponctuels rémunérés eboloo.com.
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