Les 10 métiers de demain au Cameroun

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Les télécommunications et l’internet

–          Ingénieur informaticien (sécurité, système et réseaux, télécommunication…)

Avec la pénétration toujours plus croissante de l’internet au Cameroun, le marché n’en est qu’a ses balbutiements et les entreprises de distribution d’accès internet renforcent leur présence sur le triangle national. Ceci a pour conséquence directe d’accroitre le besoin en professionnels formés dont le rôle est de créer des systèmes de toutes pièces en fonction des besoins des utilisateurs et de s’assurer du fonctionnement de l’ensemble des réseaux de télécommunication et de son optimisation et sa sécurité. C’est le métier des ingénieurs informaticien.

–          Ingénieur Architecte de système d’information

Les entreprises locales, les administrations entrent lentement mais surement dans le monde de l’informatique et du numérique. Elles auront besoin de bâtir un système d’information adapté pour leur permettre de travailler de manière efficace. Ce tournant effectué dans les années 90 en occident s’amorce au Cameroun. Ces organisations auront besoin de personnes compétentes pour construire  et entretenir un système d’information adapté à leur besoins et à leur budget.

–          Webmaster, Référenceur

Pour citer un article sur ce site, le secteur de l’économie numérique est en plein essor au Cameroun. En effet, au  regard des prévisions de Mc kinsey sur l’évolution du e commerce et de la pénétration internet au Cameroun (64%)  il est fort à parier que dans les prochaines années la course pour avoir une vitrine sur la toile camerounaise sera de plus en plus effrénée. C’est dans ce secteur qu’interviennent ces informaticiens. Le référenceur a pour mission d’augmenter  la visibilité de son client sur les moteurs de recherche  pour cela, il identifie les cibles et les concurrents, calcule et organise les mots clés  pour mettre en place un référencement cohérent. Le webmaster quant à lui est chargé de l’administration du site et de la création de contenu. Il peut être amené a gérer une équipe éditoriale.

Le secteur de la grande distribution

Avec l’émergence de la classe moyenne au Cameroun, les modes de consommation changent. Nous voyons depuis quelques années l’implantation de plus en plus d’enseignes de grande distribution (Mahima, DOVV). Cette tendance ira grandissant et la stratégie d’expansion de DOVV qui est passé de 1 à 3 magasins dans la capitale nous le prouve bien.  Selon la revue Lsa-conso, les géants mondiaux aussi lorgnent le continent on peut citer Carrefour, système U ou Casino et certains ténors de l’industrie agro alimentaire n’ont pas attendu les grands distributeurs pour investir en Afrique. Coca Cola et Nestlé sont résolument tournés vers le continent. On peut donc envisager que ce développement voudra s’appuyer sur une main d’œuvre locale ayant une connaissance plus affutée du marché que nos chers expatriés. Zoom sur quelques métiers de demain :

–          Acheteur/Acheteuse

Son rôle consiste à acheter en très grande quantité des produits qui seront distribués dans l’ensemble des points de vente de l’enseigne. Il doit négocier auprès de ses fournisseurs les meilleurs tarifs, en prenant soin de ne pas sacrifier la qualité de la marchandise.  Aujourd’hui les enseignes de grande distribution ne se contentent plus de nous proposer des produits manufacturés et importés. Mais aujourd’hui on propose des denrées locales conditionnées selon les besoins des locaux : avocats, légumes frais ou congelés, tubercules. L’approvisionnement de ces marchandises nécessite des acheteurs/euses formés  et connaissant le marché local.

–          Logisticien / logisticienne

La grande consommation s’appuie aussi sur un réseau de distribution efficace et performant qui lui permet de réduire ses couts au maximum. Le logisticien organise le transport des marchandises. Il pilote toutes les activités débouchant sur l’arrivée d’un produit en rayon. En industrie, il approvisionne en matières premières nécessaire à la production. Son objectif : trouver et mettre en œuvre la méthode la plus efficace et la plus économique de transporter et de stoker les marchandises.

Le plus des deux métiers suscités est qu’ils ne sont pas réservés qu’au domaine de la grande distribution mais trouvent leur application dans d’autres secteurs tels que l’agroalimentaire, ‘l’industrie et la construction mécanique

–          Le manager de rayon

Un supermarché est divisé rayons ou en secteurs gérés indépendamment les uns des autres par des managers de rayon, ou chefs de rayon. Le chef de rayon est responsable de l’activité d’un rayon, aussi bien du travail de ses collaborateurs que des produits vendus. C‘est lui qui négocie auprès des fournisseurs les tarifs des marchandises. Il décide ensuite de la gestion des stocks, des prix à fixer, des promotions à afficher pour réaliser le chiffre d’affaires défini pour son rayon.

Le secteur de l’agro alimentaire

Le secteur de l’agro industrie en Afrique est au cœur de toutes les attentions. Il n’est plus l’apanage des gouvernements mais l’implication du secteur privé va grandissant. Notamment avec l’implantation d’entreprises de transformation agricole, les institutions fournissant des systèmes d’encadrement ou encore des systèmes de financements. D’après le PNUD, l’Afrique reste stratégique pour l’agro alimentaire dans le monde car elle détient 60% des terres arables non cultivées sur la planète. S’il est vrai que le Cameroun accuse un retard par rapport aux autres pays du continent, on dénote clairement une volonté politique en faveur de ce secteur et il est fort probable que les initiatives de la BAD, l’international finance corporation, et la Fondation Bill et Melinda Gates principaux bailleurs de fond du secteur contribuent à dynamiser ce secteur.

–          Conducteur de ligne de production

Dans un avenir où on n’aura plus d’une ou deux entreprise de production telle que CHOCOCAM ou Dolait, le besoin en conducteurs de ligne de production se fera sentir. Ils ont pour missions d’organiser, préparer et contrôler les activités  des installations constituant la ligne de production.  Il applique les règles de qualité, hygiène et sécurité. Au quotidien, il coordonne et régule l’activité de production par l’approvisionnement en matières premières et en emballages, s’assure du bon fonctionnement des équipements, valide la qualité des produits par le biais de contrôles simples, assure la maintenance de premier niveau.

–          Conseiller agricole/ Ingénieur agronome

Véritable métier de passion, le conseiller agricole sillonne les exploitations pour proposer des solutions aux agriculteurs pour les aider à développer leur activité de manière plus intelligente. C’est un expert nouvelles technologies et législation agricoles. Il peut être employé d’une collectivité, d’une coopérative ou à son propre compte.

L’ingénieur agronome en plus du métier de conseiller agricole pour travailler dans l’industrie à la recherche de meilleure méthodes de production.

–          Exploitant Agricole

Pour ceux qui ont la fibre entrepreneuriale, c’est le métier idéal. L’exploitant agricole est un véritable chef d’entreprise ayant une ou plusieurs spécialités : l’élevage, les cultures céréalières, la viticulture, le maraîchage. Il veille aussi à l’aménagement de sa ferme et à l’évolution de ses installations. Un exploitant agricole n’a pas forcément les mains dans la terre.  Il s’occupe de la comptabilité, des relations avec les banques et de la gestion administrative et financière de l’entreprise. Enfin, commercial dans l’âme, il doit trouver les bons partenaires et négocier le prix de ce qu’il achète et de ce qu’il produit.

Il m’est impossible de conclure cet article sans parler du port de Buea qui est actuellement en construction. Il porte l’espoir de beaucoup de jeunes. Mais qu’y faire ? Voici un exemple de métier qui à coup sur sera recherché dès l’ouverture du port.

–          Le consignataire

C’est un agent maritime à quai qui représente l’armateur dans le cadre de l‘escale d’un navire. Ainsi, il joue le rôle d’intermédiaire dans les transactions avec les acteurs du port et constitue l’interlocuteur de référence pour le capitaine en escale. L’agence de consignation est d’autant plus importante pour les différents acteurs du port qu’elle règle directement tous les frais de l’escale : douane, pilotage, droits de port. Elle-même ne se fait rembourser dans sa globalité qu’après avoir présenté à l’armateur le compte d’escale final, c’est-à-dire une fois le navire ayant quitté le port. C’est également à l’agent consignataire de collecter les données permettant à la recette des douanes de collecter les taxes douanières.

Cette liste de métiers est non exhaustive. Elle est juste de point de départ pour une recherche plus approfondie. En effet chaque secteur contient une pléthore de métiers correspondant à des niveaux de formations plus ou moins long. Au-delà des discours défaitistes entendus à longueur de journée,  au delà des voies filières bouchées de l’enseignement supérieur dans lesquelles s’engouffrent les étudiants comme autant de moutons qu’on mène à l’abattoir, de réelles opportunités s’offrent à jeunes camerounais. Comme dit la De La Fontaine, «  rien ne sert de courir, il faut partir à point ».

Qui a écrit cet article?

Danielle Kemajou

Etudiante, Master en "Strategy and Management of International Business" à L'Essec de Paris

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