La charte graphique: pierre angulaire de tout designer

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Charte graphique Charte graphique

Quand vous regardez les sites web Apple, Disney, Microsoft, Samsung, ou plus localement les flyers Ringo, Yoomee, PMUC ou Ecobank, etc., pour ne citer que ceux-là, vous le savez tout de suite. Hmmm, comment dire ça? On sent bien qu’on est dans un univers particulier, comme un air de déjà-vu. Chacun de leurs produits est automatiquement reconnaissable, d’un point de vue visuel. Ce truc que vous ressentez s’appelle l’effet charte graphique.

En effet, la charte graphique conduit à une forme d’identification et de démarcation. C’est perpétuer l’âme de l’entreprise au travers des supports média. Que ce soit dans le webdesign, l’infographie, le montage vidéo ou le montage pour journal, il est plus qu’important de présenter un travail abouti et attractif. Or, face aux contraintes de temps et très souvent à cause de l’appât du gain, il peut arriver que le rendu final, même s’il peut être de bonne facture sur le plan technique, ne reflète pas l’identité visuelle de l’entreprise du client. En d’autres termes, les documents officiels, les affiches ou les enseignes du client ne donnent pas un sentiment d’identification à l’entreprise dont ils vantent le service ou communiquent.

Pour remédier à cela, le technicien dispose d’un cadre de définition et de circonscription de son inspiration: la charte graphique. Ce cadre, qui a pour éléments de base, le logo, les polices et les répartitions spatiales dans un document, oriente l’univers visuel de l’entreprise. La prochaine fois que vous devriez produire un document représentatif de l’entreprise (pour votre client ou pour votre entreprise), y compris les powerpoint internes, pensez à tout faire selon la charte graphique. Le véritable défi est d’arriver à générer des documents-enfants certes différents, très originaux, mais qui prennent tous leur source dans cette charte graphique initiale; de façon à créer un air de famille entre les différents produits dérivés. S’il s’agit de produire des T-shirts ou des calendriers, il faut toujours se rassurer que l’élément final procède de la charte. Entrent en jeu la variation des (tons de) couleurs, les dispositions et choix de polices, le style de graphiques (plat, 3D, gribouillis, impressionnisme, etc.). L’observateur, le futur client donc, doit pouvoir en un clin d’œil faire un rapprochement et une association presqu’instinctive entre l’élément de communication et l’entreprise qui communique. Au-delà de la charte éditoriale, l’image à elle seule, doit pouvoir créer un sentiment de proximité avec l’entreprise en déclenchant des processus psychologiques de reconnaissance.

Pourtant, certaines de nos entreprises oublient ces réalités, qui ne coûtent pourtant absolument rien; un peu de temps, peut-être.

Qui a écrit cet article?

Sergeobee

Project Professional Manager, Chief Creative Officer, Marketing Manager, WebDevelopper, WebDesigner, Online and Digital Manager, producteur et animateur radio/TV et fondateur d'obosso. Founder et CEO d'artecaa, qui gère la plateforme de travaux ponctuels rémunérés eboloo.com.
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