Descendons dans les rues pour défendre nos droits!

Je fais ma rentrée “blogging” après de longs mois de « maquis » et de « flemmardise ».

Aujourd’hui, je me réintroduis dans ce bel univers car j’ai un mot d’ordre à faire passer, et comme de nos jours les réseaux sociaux représentent la meilleure tribune en la matière, je fais comme les autres (qui va se négliger?😎).

Avant de vous dire quel est THE mot d’ordre, laissez-moi revenir quelques jours en arrière sur les événements qui ont tenus, comme jamais, notre pays  en haleine pendant trois jours (du moins Douala, Yaoundé pour ce que je sais) et la “diaspora”. De mémoire d’oiseaux, pareil effervescence devant les écrans télé ne se voit au 237 que lorsqu’il y a un événement sportif. Mais cette fois-ci ce n’était pas un match de foot qu’on regardait, ooooh que non! c’était un match “politico-juridico-sociologico-tribalistico….”bref tous les “co” que vous voulez. Au point où Mbensikinman, Mamie makala, taximan, buyamsellam, ménagère, vendeur à la sauvette même les arracheurs de sac, les fumeurs de chanvre, et les “ex-anciens apolitiques” comme moi étaient scotchés pour écouter et voir en direct comment est menée la bataille pour le siège qu’occupe Pa’a Pol à Etoudi. Pour une fois, ce n’était vraiment pas le football qui nous réunissait comme un seul homme mais la politique😱, chose inedite  (pour moi en tout cas). Il faut dire que le ton avait été donné déjà pendant la campagne. Les différents candidats, ou du moins les plus “célèbres”, avaient pu drainer les foules entières à leur meeting. C’était beau, c’était chaud, c’était exquis. On a presque tous kiffés ces moments (même vécu de loin).

Arrêtons de chercher à gagner tout, à tous les prix au détriment des autres…
CHANGONS NOS MENTALITES!

De mon point de vue “l’éloquence”, le “charisme” et dans une mesure non moindre, l’appartenance ethnique des candidats, plus que leur programme politique, ont donné à certains candidats une certaine aura, une sympathie qui a tôt fait, pour le peu que j’ai pu analyser, de se transformer en fanatisme. Sur les réseaux sociaux, on a assisté à de réelles “bagarres virtuelles” dont le titre, si c’était un film, aurait pu être, “ne touche pas à mon Gourou”.

Bref c’est allé vraiment dans tous les sens.

Le ton donné pendant les campagnes électorales s’est poursuivi après le scrutin, d’ailleurs certains candidats avaient déjà prévenu que le match, le vrai se jouerait après le vote. Un candidat a même dit « le plus dur ce ne sera pas de gagner les élections, mais de prouver que nous avons gagné ». Vu les rejets qui ont été finalement formulés par la cours constitutionnelle sous les mots “non fondé”, “irrecevable”,on comprend pourquoi les candidats de l’opposition, puisqu’il s’agit d’eux, préparaient déjà à l’avance leurs « ripostes » pour l’après élection. Aujourd’hui le match « légal » est donc terminé. L’arbitre n’a pas admis qu’il y a eu faute, il s’apprête à donner le score et proclamer le vainqueur. Reconnu ou non, plébiscité ou non, accepté ou pas, aimé de tous ou détesté de chacun, celui qui sera désigné vainqueur de cette élection le sera, peut-être pas aux yeux de la majorité, mais tout au moins aux yeux de la loi.

Ce qui nous amène à la phase 3 du match la protestation, la contestation de la victoire de l’équipe désignée “championne”. Cette pratique est vieille comme le monde, les perdants récriminent toujours chez nous en Afrique en tout cas pour le peu que je connais, à tord ou à raison. Dans le contexte qui est le nôtre, si je me fis aux informations qui circulent sur les RS, des appels à la marche pacifique ont été lancés. C’est dans cette mouvance que moi aussi, n’appartenant à aucun partie politique, du moins de façon officielle, j’ai décidé de lancer mon mot d’ordre (c’est la mode noon qui va se négliger ooo).

Le fameux mot d’ordre est « SORTONS ! RENVERSONS LE POUVOIR!

  • Oui, sortons!renversons le pouvoir de “l’insalubrité” dans nos quartiers. Munissons-nous de pelles, râteaux, brouettes, sac poubelles, organisons-nous en communauté pour mettre un peu de propreté dans nos quartiers. Sensibilisons nos pairs qui jettent leurs déchets sur la route sans considération aucune pour la propreté de nos rues. Créons nous-mêmes des bacs à ordures et arrêtons de les jeter sur le bord de la route, dans les rigoles. Installons le pouvoir de la propreté.
  • Oui,sortons!renversons le pouvoir du «tchoko” et de l’incivisme. Respectons le code de la route, souffrons d’attendre devant les feux, de céder le passage.Apprenons à être en règle, au lieu de préparer 500 francs cfa à donner au policier pour qu’il nous laisse passer parce que nous n’avons pas toutes les pièces de notre véhicule ou moto à jour. Le bureau des transports n’est pas là pour les fous, mettons-nous à jour. Si malgré ça l’agent de police veut nous arnaquer, alors revendiquons nos droits. soyons citoyens et responsables.
  • Oui, sortons! renversons le pouvoir du tribalisme, de l’individualisme.Pensons au bien commun. Soyons honnêtes et justes partout, envers tous. Arrêtons de méditer le mal qu’on va faire au voisin, le coup bas qu’on fera au collègue ou à un inconnu juste parce qu’il n’est pas de notre tribu, notre rang social.
  • Oui,sortons!renversons le pouvoir de l’injustice, du favoritisme.Arrêtons de donner à nos frères et amis des postes pour lesquels ils ne sont pas même pas qualifiés, au détriment des personnes qui ont pourtant les aptitudes requises. Ressuscitons la méritocratie, la performance.
  • Oui,sortons!renversons le pouvoir de l’exploitation de l’homme par l’homme! Payons aux personnes qu’on recrute le salaire qui leur est dû et dans les délais convenus. Arrêtons d’exploiter la nounou, l’agent d’entretien, l’agent de sécurité, le jeune stagiaire, l’employé de maison, de bureau…en lui donnant un salaire de misère, le traitant comme un sous-homme.

Redonnons ses lettres de noblesse à la politesse, Réapprenons le sens du service bien rendu, de l’honnêtété, de l’équité, la tolérance, l’altruisme.

Oui!

Renversons le pouvoir de nos mentalités rétrogrades, perverses et sorcières. Arrêtons de chercher à gagner tout, à tous les prix au détriment des autres…CHANGONS NOS MENTALITES! et alors peut-être nous pourrons descendre dans les rues pour exiger d’avoir des dirigeants à l’image du peuple nouveau que nous serons devenus.A défaut, marcher pour changer le pouvoir en place en espérant un mieux-être sera se leurrer. Oui, notre régime a ses tares, on peut lui reprocher d’être le diable en personne, c’est notre droit. Mais nous, sommes-nous individuellement mieux? Collectivement meilleur?chaque peuple a malheureusement les dirigeants qu’il mérite. Nous voulons le changement ? parfait, changeons d’abord nous-mêmes, transformons nos communautés, demandons des comptes  à nos maires, nos députés, nos sénateurs. Arrêtons d’être défaitistes, fatalistes, méchants, haineux…Même avec un Saint comme président, pas sure que notre pays se portera mieux si nous sommes toujours autant nombrilistes, laxistes…

Be the change you want to see in the word”.
#BadBehaviourMustGo
#IrresponsibilityMustGo
#TribalismMustGo