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Au nom du Cameroun

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*** Attention, ça va choquer! ***

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Rien à cirer de vos douleurs, plaintes, revendications, pro/anti Biyaisme à partir du moment où leur unique et péremptoire solution serait de diviser le Cameroun, de créer un Etat sécessionniste (même si on ne le dit pas toujours dans les discours), d’empêcher un dialogue franc et sincère (cela vaut pour les deux parties) et d’hypothéquer le devenir national.

C’est Giscard d’Estaing qui répliquait à F. Mitterand: « vous n’avez pas le monopole du coeur » (débat présidentiel français, 1974). Et je le dis à tout ce qui se sentent plus « anglo » que les autres (je ne sais même pas ce que ça veut dire) ou qui pensent se soucier d’eux plus que les autres. Nous ne sommes pas dans un concours du plus ému ou du plus anglophone des francophones. Surtout que nous sommes tous frères Bantou et Peuls, divisés territorialement par les Blancs à cause de leurs langues.

Montez, descendez, agissez, taisez-vous, faites tout ce que vous voulez, mais ne touchez pas à mon Cameroun. Point.

  • Si Biya est votre problème, allez le déloger, notamment par des élections démocratiques. Drapeau, passeport, monnaies, carte, etc. = sécession, surtout pas fédéralisme. Et c’est inacceptable!
  • Si le gouvernement est incapable, exigez le dialogue, via les syndicats, les partis politiques et apprenez à faire des concessions, c’est aussi ça la négociation.
  • Si le bilinguisme est votre souci, alors, luttez pour ce droit et convainquez l’opinion publique.
  • Si la gestion du pays est un vrai souci, alors n’empêchez pas les enfants d’aller à l’école, aux activités économiques de se mouvoir. Ne colorez pas la souffrance, mais présentez la comme une réalité nationale. Ne pas parler ne signifie pas qu’on ne souffre pas.

C’est facile de dire qu’on méprise les uns en les traitant de « Bamenda » (esclave). Mais que dire quand on traite les autres de « pygmées » (sans intelligence)? N’avons-nous pas tous eu un soi-disant « Nordiste » qui aurait été soit lessiveur, soit « repasseur » pour une paie ridicule? Regardons-nous en face et cessons l’hypocrisie. Mon respect est plus grand pour celui qui assume son anti-Biyaisme que pour celui qui utilise le pathos pour en arriver là.

Donc OUI aux revendications.

Les enseignants sont en droit d’avoir un cursus adapté et les élèves, un environnement favorable linguistiquement. De même, les avocats sont en droit d’exiger une meilleure considération dans les textes et l’exercice de leurs fonctions. On pourrait extrapoler cela dans d’autres domaines où le peuple où qu’il soit est marginalisé, opprimé ou oppressé.

Mais absolument NON aux actions qui sont mues par des agendas politiques cachés, visant la déstabilisation du Cameroun, prétextés par des souffrances réelles et des revendications légitimes.

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Photo par Nelson SIMO ‏@lesikanel, Jan 21. https://twitter.com/lesikanel/status/822933600068898816

 

Etre contre Biya, ce n’est pas être contre ce qu’on appelle les francophones.

Au demeurant, mes écrits et pensées n’ont jamais dérivé vers une apologie du Président de la République; au contraire, je n’hésite pas à dénoncer (ou à apprécier) à l’occasion.

Qui a écrit cet article?

Sergeobee

Project Professional Manager, Chief Creative Officer, Marketing Manager, WebDevelopper, WebDesigner, Online and Digital Manager, producteur et animateur radio/TV et fondateur d'obosso. Founder et CEO d'artecaa, qui gère la plateforme de travaux ponctuels rémunérés eboloo.com.
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