Développeurs, arrêtez de la jouer en solo!

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Arrêtez de la jouer en solo!
There is no « I » in Team

« La galère du camer, toi-même tu know ; tu boulot, tu bolo, mais où sont les dos ? », chantait un artiste camerounais. Au pays de « on va faire comment alors ? », il semble que la vie, surtout la survie des professionnels du métier web aient pris le dessus sur les valeurs de l’IT sphère que plusieurs ont souvent désirées.

Pendant que je dégivre mon njinja (boisson de gingembre), j’essaie de dresser un état des lieux concernant les différents mouvements IT du pays ou tout du moins les plus connus. Perso, je connais GDG, Linux-cm, barcamp et … enfin, je connais plus les autres. Vous en connaissez-vous ? Quel que soit leur nombre, voici ce qu’on peut dégager.

Les points forts

Le simple fait qu’ils existent, est déjà bien en soi. Il faut du courage et de la passion pour commencer quelque chose. En plus, cela permet de rassembler ceux qui veulent y venir. On découvre certaines choses pour le curieux et cela permet d’entretenir une atmosphère de « geeks ». D’ailleurs, les femmes se font de plus en plus présentes.

Les points faibles

Ne tournons pas autour du pot, ces rassemblements ressemblent aussi souvent à des dîners de cons où les parrains et autres sponsors viennent faire leur promo. On a parfois l’impression que les exposants sont sélectionnés selon des critériums inconnus. Si les remarques ci-dessus devaient être contestées pour quelques raisons, quid de la pertinence de ce qu’on y découvre ? Ok, vous découvrirez le langage GO de Google ou encore vous rencontrerez un représentant Microsoft. Vous serez « wow » par les laptots et le jargon des geeks. « As-tu forwardé le mail ?… Ok, je te balance ca sur FTP… Max, file-moi sur le GIT… Dès que j’installe un cronjob, les Google bots feront un meilleur travail sur mon site… Mince, mon appli android a buggué… ». Bref, en veux-tu, en voilà… Et puis, à la fin, après avoir mangé dans certains cas, vous sourirez si vous gagnez un Smartphone au concours organisé…

Mais au fond, qu’a-t-on résolu de concret ? Absolument rien. Combien de marchés gagnés ? Combien de solutions proposées aux véritables enjeux de notre société ? (Je vous suggère de lire Ne développez pas (seulement), soyez rentable!). C’est bon avec le défilé des iPad et des Tab-trucs, parlons concret maintenant et cessons de retaper les cours d’université que l’on a eus pour faire croire aux autres qu’on est des experts lors des ateliers…

Proposition de solution

La vraie logique est dans l’incubation et la symbiose des compétences et talents. Et pour ce, il faut déjà commencer par s’organiser en forum national pour définir ce qu’on veut atteindre de façon commune, même si on travaille chacun de son côté pour ses propres besoins. Mais rien n’empêche aux développeurs par exemple, de réfléchir sur un open source (ok, c’est un mot geek) sur les API money (encore un autre) ou sur un CMS (ahem , ahem...) camerounais ou des applications mobiles spécifiques, tout le monde pourrait participer et apporter ses solutions et au final, la communauté IT proposerait quelque chose où chacun aura son nom écrit sur le frontal du produit (comme quand un programme adobe s’ouvre ; vous voyez les petites écritures, non… ?)

Ensuite, il faut savoir s’entourer. C’est agaçant et stupide à la fois, de vouloir tout faire seul. La communauté IT ne s’en sortira jamais si chacun se croit le Bill Gates ou le Steve Jobs (je ne connais pas les coréens qui pourtant réussissent avec leur galaxy) du pays. Et même, ces derniers ont appris à s’entourer d’équipiers capables et à distribuer les rôles, même si Steve Jobs a été taxé parfois de dictateur infernal ; si, si. Vous avez un projet web télécom, mobile, marketing ? De grâce, faites appels aux gars, aux développeurs chevronnés ou qui sortent de l’école, asseyez-vous et laissez les bosser. A la fin, vous aurez du bon résultat et vous serez payés par votre client et eux, seront payés, par vous, j’entends et auront acquis de l’expérience. C’est si compliqué à mettre en place ?

Il est temps d’apprendre à partager. C’est facile d’envier les communautés Joomla, WordPress, Android, Windows phone, Google, etc. quand on est incapable et surtout non-désireux de fédérer autour de soi ou de s’allier aux autres…

Oops, le njinja s’est decongelé…

Qui a écrit cet article?

Sergeobee

Project Professional Manager, Chief Creative Officer, Marketing Manager, WebDevelopper, WebDesigner, Online and Digital Manager, producteur et animateur radio/TV et fondateur d'obosso. Founder et CEO d'artecaa, qui gère la plateforme de travaux ponctuels rémunérés eboloo.com.
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